En Suède, des élections sur fond de tournant sécuritaire - franceinfo
Appelés à voter ce dimanche, les électeurs suédois placent la santé, l’éducation et le pouvoir d’achat au premier rang de leurs préoccupations. Mais la criminalité et la violence des gangs, en pleine expansion, ont durablement transformé le paysage politique du royaume scandinave.
Ebba Busch, présidente du Parti démocrate-chrétien, Amanda Lind, porte-parole du Parti des Verts, Jimmie Akesson, président des Démocrates suédois, et Magdalena Andersson, présidente du Parti Social-démocrate, participent à un débat électoral télévisé organisé par TV4 à Stockholm, en Suède, le 10 septembre 2026. (JONATHAN NACKSTRAND / AFP) Le 21 août dernier, dans la petite ville de Fagersta, 13 000 habitants, à 180 kilomètres au nord-ouest de Stockholm, a eu lieu une attaque meurtrière dans un lycée, en pleine campagne électorale. Vêtu d’une cape noire, masqué, casqué et armé d’une épée, un élève de 18 ans attaque plusieurs de ses camarades. Une jeune fille de 17 ans succombe, trois autres personnes sont blessées. L’attaque a été filmée par le suspect, qui est arrêté par la police.
Engagés dans la campagne des législatives, la plupart des partis annulent leurs meetings. Le Premier ministre Ulf Kristersson, la ministre de l’Éducation libérale Simonna Mohamsson, la cheffe du Parti socialdémocrate Magdalena Andersson et la cheffe du Parti du Centre, Elisabeth Thand Ringqvist, se rendent sur place pour se recueillir.
Ce n’est pas le premier choc enduré par la société suédoise. Le 4 février 2025, le pays a connu la pire tuerie de masse de son histoire : dix personnes, dont plusieurs d’origine étrangère, ont perdu la vie, dans un centre d’enseignement pour adultes à Orebro.


